NABY YERO

LE GEANT DE MATAKANG

La légende

Ceux qui sont nés ou ont grandis dans la région côtière de la Guinée, ont d’une manière ou d’une autre, dans leur mémoire collective, « l’histoire » de NABY YORO, le géant de MATAKANG.

MATAKANG est l’une des 3 iles au large de la sous-préfecture de Maferinya, dans préfecture de Forécariah. Ces 3 iles, Kaback, Kakossa et matakang sont essentiellement rizicoles, et nourrissent une grande partie de la région côtière, la Sierra Leone voisine et le reste du pays.

Dans notre jeunesse, nous avons tous appris l’existence de ce géant qui aurait vécu sur cette ile de Matakang, y aurait trouvé la mort (une mort naturelle) et y serait enterré !

NABY YORO était un homme hors normes – Un géant au sens propre du terme. Lorsqu’il marchait dans l’océan l’eau lui arrivait juste aux chevilles. Quand il lui arrivait d’avoir faim, et qu’il avait besoin de manger quelque chose, il lui suffisait de juste se courber « ramasser » un poisson pour le « rôtir » au soleil en l’élevant vers les rayons brulants !

On peut donc aisément imaginer les mensurations de cet être hors du commun. S’il fallait par exemple filmer ce personnage, il aurait fallu placer une caméra en orbite dans l’espace et l’enregistrer en format « mondo vision » !

Le plus surprenant est que le personnage est mort de sa mort naturelle et enterré à Matakang. On peut donc se demander quelle a été la nature de ses funérailles, et quelles ont été les dimensions de la tombe qui l’a accueilli ! Cela devrait dépasser l’entendement.

Vous êtes libres de le croire ou pas. Toujours est –il que sur l’île de Matakang tout le monde y croit. Ce n’est point une légende vous dira-t-on. Au point même qu’on vous serve des guides pour « parcourir » la tombe de NABY YORO. Une tombe qui pourrait s’étendre sur plusieurs centaines de mètres !

Il y a quelques années notre équipe de reportage vidéo s’est rendu sur ces îles pour fixer des actions de l’Association Française des volontaires du progrès AFVP. Actions qui consistaient à recueillir les eaux de pluie, pour les stocker dans des citernes en béton, les traiter et distribuer. Dans ces zones la nappe phréatique est généralement touchée par le sel.

Au cours de ce reportage, notre équipe décide de faire la lumière sur cette légende de NABY YORO. Car de légende s’en est bien une. Après Kaback et Kakossa, nous arrivâmes à Matakang l’île de NABY YORO. Après les prises de vues, pendant la pause, nous posons la question autour de nous.

  • Nous sommes bien sur l’île où NABY YORO a vécu et enterré ?
  • Oui ! Nous répond-on « …Il a vécu ici sur cette île, il y est mort et enterré… Si vous voulez, nous pouvons vous faire visiter sa tombe !

 

Surprise et étonnement parcourent l’équipe. Le volontaire devant nous amener à parcourir la fameuse tombe attendait. Nous décidâmes alors de le suivre. Le guide nous conduit vers une espèce de bouquet d’arbres touffus. Au milieu de ces arbres, est enfouie dans le sol une stèle de granit qui laisse échapper une partie au-dessus du sol. On comprend que la grande partie du bloc de granit est sous terre.

Notre guide nous demande de bien observer l’endroit : Des arbres tout autour du bloc de granit, avant de nous inviter à le suivre.

Nous voilà partis pour une randonnée qui durera un peu plus de trois quart d’heures… Nous avons traversé des champs, des cours d’habitation, des zones inhabitées, pour enfin arriver à la même espèce de bouquet d’arbres entourant une stèle de granit enfoui dans le sol. Arrivés là nous constatons que le décor s’apparente bien avec le premier. Des arbres entourant une stèle de granit enfoui en partie.

Le guide décrète alors : « Nous venons de parcourir la tombe de notre brave NABY YORO… La tête repose à notre point de départ. Ici reposent les pieds. Pendant tout le parcours nous étions sur son corps… »

Surprise et résonnement. Les avis commencèrent alors à prendre des chemins différents. Certains voudrait bien y croire, mais…

De toutes les façons chacun est libre de croire ou non. Quand moi, je n’y crois pas. Pour moi ce n’est qu’une légende.

Aussi je crois pouvoir vous expliquer pourquoi NABY YORO n’était rien d’autre qu’une légende. Car après le retour de l’équipe de reportage à Conakry, je découvris quelque chose qui me conforta dans ma position, que NABY YORO était une légende.

Ça sera à suivre dans la 2è partie du récit, intitulée : DES REVELATIONS.

 

Aliou Ndoy BAH                                                                                                          

Rédacteur en Chef                                                                                

 AGUITOURS

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *